MémoireFrancs-Tireurs Partisans (1991-1999) : s’attaquer à l’extrême droite, autrement qu’avec des mots (dernière partie)
Après être revenu sur la "genèse d’un combat antifasciste à Marseille" et "les actions et la stratégie du groupe antifasciste", suite et fin de notre petite histoire en trois volets des FTP marseillais. Interpellés, après avoir d’eux-mêmes mis fin à leurs activités clandestines, les FTP doivent faire face à la répression. C’est aussi l’occasion de revenir sur un moment important d’expression concrète de la solidarité antifasciste.
Dernière partie (3/3) : Les FTP face à la répression et la diversité des approches de la solidarité
Le soutien local autour du "Comité Toursky"
La question du soutien aux FTP éclaire la diversité, les divergences et parfois les frictions dans l’approche de la solidarité antifasciste au tournant des années 2000. Rapidement après les arrestations, des personnes impulsent à Marseille un Comité de libération de Yves Peirat et William Ferrari, dit "Comité Toursky" (du nom d’un théâtre marseillais) qui « regroupait des membres d’organisations antifascistes, de défense des droits de l’homme et de groupes politiques. Il a servi de lien important entre les emprisonnés, les avocats et les collectifs extérieurs » [1]. Le comité Toursky a aussi diffusé une pétition autour d’un appel qui recueille quelques 2500 signatures dont des organisations. Certain·es signataires, de par leur popularité, ont contribué à donner une caution morale et un éclairage national à l’affaire des FTP. En tête de liste on trouve des noms qui forcent le respect en la personne des résistant·es Lucie et Raymond Aubrac, Jean Brugié et Georges Ollitrault. Ce dernier avait rejoint les FTP en 1943. Signent aussi des acteurs du mouvement social, des syndicalistes, des chercheurs, des écrivains et des militants politiques et de nombreuses organisations locales (Fédération PCF des Bouches-du-Rhône, Les Verts 13, AC ! Confédération Paysanne, etc.) et nationales (Confédération Nationale du Travail, Ligue des Droits de l’Homme, Réseau No Pasaran, etc.). Cette première réaction est nécessaire pour attirer l’attention des médias sur le procès à venir et sur la détention des FTP. Mais ce soutien large et assez hétéroclite limite la capacité à exprimer un soutien politique offensif en adéquation avec l’esprit libertaire et les modes d’intervention qui ont animé le groupe, sans compter que « l’hostilité de certains individus ou collectifs antifascistes locaux étant manifeste » [2] il faut parfois louvoyer pour garder une unité de façade. Le Comité Toursky centre son approche autour de la situation des personnes.
Il est vrai qu’Yves et William, par la constance de leur engagement, sont des militants reconnus à Marseille. Leur condition attire la sympathie. Mais le comité repose sur peu d’épaules qui s’usent à animer et tenir les bouts d’une union parfois friable. Il faut composer avec des défections et des investissements pas toujours à la hauteur de l’enjeu. Toutes ces causes explique que le soutien du comité aux FTP n’est pas sans l’expression d’une certaine réticence : « Ce mouvement de solidarité n’élude pas le débat autour du choix « FTP » quant aux méthodes et au terrain sur lequel il s’est situé. Ce choix a impliqué de fait une démarcation avec la pratique et les orientations suivies par le mouvement démocratique, qui a choisi une autre voie : celle qui privilégie l’action au grand jour, au niveau des idées et sur tous les terrains de la vie sociale, et qui vise au rassemblement et à l’unité la plus large contre le fascisme. » [3] La ligne de crête empruntée par ce type de soutien semble comparable à ce que le réseau antifasciste national Ras l’Front a pu vivre en interne lorsqu’il a débattu du soutien aux FTP. « Dans ce cas précis il y avait sur deux points unanimité : ne pas laisser isolés les deux militants emprisonnés, ne pas donner l’impression de soutenir a posteriori des pratiques contradictoires à l’esprit qui prévaut dans le fonctionnement du réseau. Le débat, mené en direct entre les 250 personnes présentes, a donc porté sur la façon d’exprimer cette solidarité militante sans soutien politique [...].
Solidarité-Résistance-Antifa : la solidarité est elle aussi une arme
Une solidarité militante adossée à un soutien politique assumé et une idéologie proche des deux incarcérés et sur un axe moins « humanitaire » se met en branle depuis Paris autour de membres du Scalp-Reflex, groupe du réseau hexagonal libertaire, anticapitaliste et antifasciste No Pasaran. Ils et elles impulsent un comité parisien de solidarité avec Yves et William et contribuent à réactiver le collectif SRA (Solidarité-Résistance-Antifa).
Créée en 1994, cette structure avait répondu à l’époque au besoin d’activer une entraide internationale pour sept antifascistes berlinois·es incarcéré·es [4]. Mis en sommeil, le comité de soutien est relancé dans une perspective de défense de camarades antifascistes par des camarades antifascistes.
« Le premier geste fut d’écrire aux emprisonnés pour leur demander quel type de solidarité ils souhaitaient et de développer l’entraide tant financière que politique. Faire connaître au plus grand nombre les raisons de ces actions et faire reconnaître l’engagement politique de ces actes était essentiel pour ne pas s’enfermer dans un cadre de défense seulement anti-répressive. » [5]. Une approche offensive de la défense des FTP qui sort du cadre juridique de défense des droits de l’homme et du respect des droits de la défense et des incarcérés. Le SRA publie un bulletin d’information intitulé Franc-Tireur qui prend la forme d’un quatre pages distribué très largement en France à travers les milieux militants. Yves Peirat y prend régulièrement la parole depuis sa cellule et le bulletin permet de centraliser les différentes initiatives de solidarité : compilation de soutien de la scène punk tirée à 3000 exemplaires, bouffes, projections, discussions, etc.
Dans la perspective du procès ce sont des dizaines d’initiatives qui naissent partout en France à Paris, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Nantes, Metz, Poitiers, Dijon, Brest, Toulouse, Angers, Lyon, Tours, Angoulême. C’est d’ailleurs là une des réussite du SRA d’avoir participé à sortir l’affaire des FTP du cadre strict de la région PACA. Et ces initiatives ont permis de lever des fonds pour aider Yves en prison après la sortie de William début 2000 mais aussi de financer le matériel de campagne (stickers, affiches, etc.) et d’affréter en partie des cars pour des manifs organisées à Marseille lors des échéances judiciaires.
Le SRA était le point nodal d’organisation de la solidarité et bénéficiait des relais locaux des groupes du Réseau No Pasaran, de certains groupes Ras’Front (Vitrolles notamment), de la CNT et du RASH (Red and Anarchists Skinheads). Le SRA permettait aussi de tisser des liens à l’international et les FTP ont ainsi pu recueillir quelques preuves de soutien depuis l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie. Enfin un ouvrage collectif intitulé Franc-Tireur, un combat antifasciste à Marseille (auquel ce texte doit beaucoup) a été publié aux éditions REFLEX.
Il synthétise l’histoire des FTP, les replace dans le contexte en PACA, donne la parole à Yves Peirat, propose des textes de revendication des FTP et se clôt par un manifeste du Réseau No Pasaran en défense de l’antifascisme radical avec quelques propositions de pistes de lutte. La préface est signée de Maurice Rajsfus, infatigable compagnon de route, rescapé de la rafle du Vel’ d’hiv’, animateur du bulletin mensuel Que fait la police ?, et antifasciste à la boussole d’une fiabilité à toute épreuve : « [...] faut-il intervenir avec violence contre les héritiers du fascisme sans tenir compte du rapport de forces antifascistes/appareil d’État.[…] Il se trouve pourtant qu’au nom de la légalité républicaine, les héritiers français de Mussolini et de Hitler bénéficient d’une réelle protection. D’où ce constat : s’attaquer à l’extrême droite, autrement qu’avec des mots, conduit souvent à un choc frontal avec la police de la République. C’est un débat central, qu’il faudra bien conduire, car on ne combat pas éternellement les nostalgiques des régimes fascistes avec de simples mots. » (Préface Franc-Tireur).
Le procès, la prison : militer sans résignation
L’enquête a été menée à la fois par le SRPJ de Marseille et les Renseignements Généraux locaux (actuels Renseignements Territoriaux). Après deux reports, le procès s’ouvre les et 7 février 2001 devant le tribunal correctionnel de Marseille. A l’origine, ce sont deux instructions qui ont été ouvertes par le parquet d’Aix (affaire du Stadium de Vitrolles) et celui de Marseille (pour toutes les actions commises sur la ville) mais elles ont assez rapidement été confondues [6]. Yves Peirat est alors en prison depuis 16 mois, plusieurs demandes de remise en liberté ayant été rejetées. William Ferrari a lui été libéré en mars 2000 contre le paiement d’une caution de 50000 francs. Il reste une inculpation pour William et cinq pour Yves qui endosse l’entièreté des actes explosifs des FTP, ce dès son arrestation. Pour les raisons évoquées plus haut, il affirme être de facto le seul membre des FTP.
Il faut savoir que le périmètre du procès concerne six attentats commis entre février 1996 et octobre 1998. Yves ne se cache pas d’être l’auteur de six autres actions à commencer par les cocktails molotov jetés le 14 juillet 1991 sur le siège marseillais du FN mais les faits antérieurs à février 1996 sont en effet prescrits.
L’ouverture du procès est marquée par la demande des avocats du FN/MNR de requalifier les faits en « terrorisme en bande organisée » afin d’expédier Yves devant une cour d’assises. « Alors, Peirat est une bande organisée à lui tout seul » ironise la défense. Cette demande sans fondements solides est rejetée. Lors de la première journée, la défense fait intervenir plusieurs personnalités. Anne Tristan, dont l’ouvrage Au front a rencontré un grand écho à l’époque car il met à nu la violence et le racisme qui irriguent la sociabilité militante du FN. Elle avait endossé l’alias d’Anne G., une assistante dactylo au chômage des quartiers nord de Marseille, pour infiltrer plusieurs mois une section locale du FN. Roger Martin vient exposer le caractère nazifiant des groupes de RIF (Rock Identitaire Français) comme ceux prévus au Stadium de Vitrolles. Le sénateur PCF Robert Bret revient lui sur le contexte en PACA. En désaccord avec les moyens mis en œuvre par les FTP, il reconnaît que « les partis républicains n’ont peut-être pas mené, à un certain moment, le combat qu’il fallait, laissant penser à certains comme Yves Peirat qu’il fallait user d’autres méthodes ». Une habitante et militante de Ras l’Front Vitrolles explique l’atmosphère délétère de sa ville avec l’arrivée aux affaires du couple Mégret. Elle relate l’agression physique subie par son fils parce qu’« il fréquentait des Arabes ». Moment précieux aussi que la prise de parole de Jacques Jurquet qui apporte sa caution morale de membres des FTP historiques. Aux yeux du résistant l’usage de l’acronyme FTP n’était « pas usurpation du titre, mais hommage » estimant dans les moyens choisis « que ces jeunes gens se trompent d’époque ». Ce premier jour voit également l’interrogatoire des détenus où Yves assume l’entièreté des faits explosifs et disculpe William ainsi que et son frère Albert qui sera d’ailleurs relaxé. Il revendique ses actes et plutôt que de les exemplariser assume « un choix personnel qui comme tel est critiquable ».
Le lendemain apporte son lot de surprises avec notamment une femme mariée avec un ancien policier qui avait eu sa voiture endommagée par une explosion. Elle retire sa plainte devant la cour et affirme être « contre le FN et les skinheads ». Plus attendu, les avocats du FN/MNR effectuent toute honte bue une audacieuse pirouette en accusant les FTP d’avoir contraint les colleurs du FN à s’armer pour se protéger. Un climat d’insécurité qui serait par ricochet la vraie cause de la mort d’Ibrahim Ali [7].
Le verdict rendu le 23 février 2001 est lourd, il adhère à la demande de sévérité du procureur bien que les dégâts ne sont que matériels. Yves est condamné à 5 ans de prison, William à 18 mois dont 4 fermes, une peine qui recouvre son temps de prison déjà effectué. Aux peines de prison s’ajoutent des amendes et dédommagements pour les dégâts matériels et le préjudice moral qui s’élèvent à 775000 francs au total [8]. Albert est relaxé au bénéfice du doute.
Un temps, Yves Peirat a étudié l’idée d’un appel à ce jugement. Il y renonce en envisageant faire face à un·e magistrat·e proche des idées du FN, la cour d’appel d’Aix ayant la réputation d’être plus sévère que celle de Marseille. D’autant qu’il est convaincu que « ce verdict vise à me faire payer cette forme de lutte sinon les moyens employés, ainsi que le fait que je les ai toujours assumé d’un point de vue politique, sans regrets ni reniements. » [9]. Fidèle à ses engagements il poursuit le combat politique en prison.
Il essaie d’articuler ses opinions avec sa condition de prisonnier et c’est tout naturellement qu’il essaie de faire valoir ses droits. Fin 2001 la justice rejette ses deux demandes de remise en liberté ainsi qu’une demande de permission pour voir sa famille lors des fêtes de fin d’année [10]. En mai 2002 une permission de trois jours qui lui avait été octroyée saute au dernier moment sous le prétexte flou de « risques de troubles à l’ordre public ». Grâce en partie à la pression de ses soutiens très actifs dans l’entre-deux tours d’une présidentielle qui voit pour la première fois un Le Pen en finale, Yves bénéficie de deux permissions dans les mois suivants. Yves Peirat milite, même en prison. En octobre 2002, il est placé à l’isolement (pas de télévision, de radio, de journaux, de courrier, détention en cellule 22h sur 24 et aucun contact avec les autres détenus) une grosse semaine après avoir diffusé un tract dans la prison de Salon-de-Provence. Intitulé « Même justice pour tous ! » Son tract dénonce le deux poids deux mesures de la justice qui vient d’élargir Maurice Papon (ancien haut-fonctionnaire mais aussi et surtout collaborateur condamné à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l’humanité) au titre de l’âge. Yves réclame donc une égalité de traitement pour tous les prisonnier·es âgé·es. Il réclame également « l’application réelle des libérations conditionnelles » et le « réajustement des salaires carcéraux sur ceux pratiqués à l’extérieur ». L’administration pénitentiaire ne trouve rien à redire au fond mais le condamne sur la forme pour l’usage du matériel informatique ainsi que pour ses déplacements non autorisés dans la prison. D’autres prisonniers saisissent également l’occasion de faire connaître leur sort à la maison centrale d’Arles ou encore à Clairvaux. L’action perce les murs, trouve écho dans la presse et se fraie une place jusque dans la grand-messe cathodique du journal de 20h. Une manifestation de soutien est organisée sur le parking de sa prison.
Yves Peirat est libéré le 10 janvier 2003. Une dernière inquiétude obscurcit son horizon. Le 26 février 2003, il est convoqué par un juge d’instruction et mis en examen pour "tentative d’assassinat avec préméditation" pour l’action des FTP commise contre la villa de Maurice Gros, alors élu FN. Il s’agit d’une des affaires que le premier tribunal avait considéré prescrite. Requalifiée suite à une nouvelle plainte du FN déposée en 2000, l’affaire donne lieu à une nouvelle instruction. Ce dernier rebondissement judiciaire est, comme l’écrivaient les soutiens des FTP [11] « non seulement pour le Front national un moyen de prolonger sa vengeance, mais aussi une épée de Damoclès que la justice fait planer au-dessus de la tête d’Yves... ». Néanmoins une ordonnance de non-lieu tombe le 21 septembre 2004 mettant un terme au volet judiciaire des FTP.
Conclusion : se garder de les juger (cela a déjà été fait)
Porter a posteriori un jugement moral surplombant et a posteriori sur les moyens choisis par les FTP nous semble vain, injuste et surtout biaisé. Cependant, d’un point de vue politique, un regard critique sur leur choix à l’aulne de notre compréhension des conditions historiques qui ont annoncé et présidé les années 90 est une nécessité. La question épineuse des moyens se pose de manière récurrente aux militant·es antifascistes et révolutionnaires et les générations présentes et à venir ne feront pas exception.
Le discernement des FTP reste critiquable mais à l’heure ou règne le pessimisme ambiant, il faut souligner leur refus de la résignation en entamant avec détermination un combat clandestin contre l’extrême droite, mais a aussi face à un état largement responsable de la situation, ce qui ne l’a pas empêché d’abattre son bras vengeur sur nos camarades.
Aussi, en mettant un terme conscient à leur activité au moment ou le FN implose, les FTP évitent un écueil qui guette les révolutionnaires : le fétichisme de la violence comme remède à tous les maux sociaux. Néanmoins leur combat rappelle que lutte contre l’extrême droite est avant tout une question de rapport de forces. En cela, les FTP nous présentent un miroir pour penser nos pratiques et la performativité du travail militant. Par contraste ils nous rappellent aussi que face à l’extrême droite la non-violence peut aussi s’avérer être un mirage politique tant elle n’hésite pas à l’employer avec grand plaisir contre notre camp social. Il faut bien nous donner les moyens de nous défendre, et parfois, la meilleure défense c’est l’attaque, comme en atteste l’histoire de l’antifascisme dans laquelle les FTP sont un jalon à méditer.
La Horde
Courte bibliographie
Ouvrages et brochures :
– Franc-Tireur, Un combat antifasciste à Marseille, ouvrage collectif, éditions REFLEX, 2000
– Bulletins Franc-Tireur (https://solidarite.samizdat.net/spip-40184.php.html)
– Guillaume Origoni, « Les Francs-Tireurs Partisans, de la militance antifasciste à la violence politique contre le Front National », Nicolas Lebourg et Isabelle Sommier dir., La Violence des marges politiques des années 1980 à nos jours, Paris, Riveneuve, 2017, pp. 53-68.
– Dix questions sur l’antifascisme, La Horde, Libertalia, 2023
– Les Plastiqueurs, Une histoire secrète de l’extrême droite violente, Frédéric Charpier, 2021.
Sources en ligne :
https://www.liberation.fr/societe/2001/02/07/un-don-quichotte-poseur-de-bombes-contre-le-fn_353735/
https://solidarite.samizdat.net/spip-13206.php.html
https://shs.cairn.info/revue-outre-terre1-2003-2-page-73?lang=fr
https://cqfd-journal.org/Plus-de-bruit-contre-les-fachos
https://journals.openedition.org/hommesmigrations/11368?lang=en#tocto1n5
https://www.liberation.fr/societe/1998/10/30/les-ftp-mini-reseau-en-lutte-armee-contre-les-fascistes-apres-plusieurs-attentats-revendiques-ils-ni_249473/?redirected=7755
Les FTP en actes :
– 14 juillet 1991, Marseille : jet de deux cocktails molotov sur la porte du siège du FN à Marseille.
– 24 octobre 1992 , Marseille : destruction du restaurant La Truffe Noire réservé pour une « Journée de la BD » co-organisée par le Front National de la Jeunesse et la maison d’édition de bande-dessinées d’extrême droite Bédésup.
– 6 juin 1994, Marseille : destruction de la permanence FN des Bouches-du-Rhône, place Sadi Carnot. Action revendiquée par le « Noyau autonome d’action antifasciste – Unité Marcel Korsec ».
– 16 décembre 1994, Marseille : attaque à l’explosif du consulat d’Italie à l’approche d’un sommet franco-italien en vue de dénoncer l’arrivée au pouvoir dans une coalition de droite de trois ministres néofascistes d’Alliance Nationale. Action revendiquée par les « Brigades Internationales – Unité combattante Guiseppe Pinelli ».
– 1er mai 1994 : attentat à l’explosif contre la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi, en soutien aux travailleurs des entreprises régionales et revendiqué « Des chômeurs en pétards ».
– 3 avril 1995, quelques semaines après l’assassinat d’Ibrahim Ali, les FTP déposent 500 grammes de plastic dans le garage de la villa de Maurice Gros, le responsable départemental du FN. La charge n’explose pas mais l’action est revendiquée « Francs Tireurs Partisans – Unité combattante Albéric d’Alessandri ».
– 21 février 1996, Marseille : destruction à l’explosif du local du FN, rue de Lyon, d’où étaient partis les assassins d’Ibrahim Ali par les « FTP – Missak Manouchian ».
– 11 mars 1997, Marseille : attaque à la grenade le local du FN du 22 rue Sainte Cécile revendiquée par le « Groupe de partisans Marcel Bonnain ».
– 21 février 1998 : destruction à l’explosif d’un autre local du FN à Bonneveine un quartier au sud de Marseille par les « Francs-Tireurs Partisans – Unité combattante Dimitri Cotorovitch ».
– 9 juin 1998, Marseille : explosion du « nouveau » local du FN de la rue Sainte Cécile à la veille de l’ouverture du procès en assises à Aix-en-Provence des colleurs d’affiches frontistes ayant abattu Ibrahim Ali. Attaque revendiquée « Francs Tireurs Partisans – Unité Combattante Jean Robert ».
– 24 octobre 1998, Marseille : une charge explosive souffle les locaux abritant la comptabilité du FN des Bouches-du-Rhône. Action revendication par les « Francs-Tireurs Partisans – Unité combattante Celestino Alfonso ».
– 28 octobre 1998, Vitrolles : explosion du groupe électrogène de la salle le Stadium en amont du concert de RIF (Rock Identitaire Français) organisé par la mairie FN.




