MémoireFrancs-Tireurs Partisans (1991-1999) : s’attaquer à l’extrême droite, autrement qu’avec des mots (partie 2)
Après une première partie sur la "genèse d’un combat antifasciste à Marseille" et le contexte spécifique méridional autour de la présence de plus en plus pressante du Front National, cette avant-dernière partie expose les actions et la stratégie du groupe antifasciste avec, en 1995, le tournant de l’assassinat du jeune Ibrahim Ali par des colleurs d’affiches du FN. Ce fragment tente aussi de replacer les FTP dans leur écosystème militant avec l’évocation de personnes vers lesquelles tout où partie du groupe se tournait pour prendre conseil.
Deuxième partie (2/3) : Boum.
Les FTP, de 1991 à l’assassinat d’Ibrahim Ali (14 juillet 1991-21 février 1995)
Les FTP, ce sont 12 actions (pas immédiatement et systématiquement revendiquées sous le nom de FTP) avec une progression technique évidente des moyens mis en œuvre. Le 14 juillet 1991, ce qui n’est pas encore un groupe passe à l’offensive par le jet de deux cocktails molotov sur la porte du siège du FN à Marseille. « La première action revendiquée […] n’est pas l’acte fondateur des FTP. C’est une action individuelle de ma part pour marquer le fait que le FN organisait un rassemblement en Camargue […] [1]. Par sa simplicité et son économie de moyens cette première action ne représente pas de rupture avec les pratiques familières de l’autonomie « puisque la fin des années 80 avait été marquée par une tentative d’incendie contre la permanence de la place Vivaux (IIe arrdt.) et le saccage des locaux FN de la place de l’Octroi (Xe arrdt.). » [2].
Le véritable acte de naissance des FTP correspond à la destruction du restaurant La Truffe Noire, à l’aide de 100 grammes d’explosifs et d’une bonbonne de gaz, le 24 octobre 1992. Après une année de discussions, les FTP sont désormais un groupe prêt à en découdre. « Durant cette période on a beaucoup discuté pour se fixer notre objectif politique et notamment les limites que l’ont voulait se fixer, entre autres ne pas viser les personnes physiques » nous a expliqué Yves Peirat. La patronne d’alors de La Truffe Noire est une opportuniste qui « ne fait pas de politique ». Son établissement est réservé pour une « Journée de la BD » co-organisée par le Front National de la Jeunesse et la maison locale d’édition de bande-dessinées d’extrême droite Bédésup [3].
Après une année de césure, le 6 juin 1994, un kilo d’explosifs souffle la permanence FN des Bouches-du-Rhône, place Sadi Carnot à Marseille. L’action est revendiquée par le « Noyau autonome d’action antifasciste – Unité Marcel Korsec » (nous laissons telle quelle la graphie avec un « s » utilisée dans la revendication des FTP telle que consultée dans l’ouvrage Franc-Tireur) ranimant le souvenir du résistant qui lança le 5 juin 1943 à Marseille, une bombe dans le hall du Capitole, un « soldatenkino », c’est à dire un cinéma réquisitionné par l’armée allemande. Marcel Korzec a été fusillé à Lyon en septembre de la même année.
L’évidente dimension internationaliste et anticapitaliste de l’antifascisme
L’antifascisme des FTP est un internationalisme. Le groupe le prouve le 16 décembre 1994 par une nouvelle attaque à l’explosif du consulat d’Italie alors qu’un sommet franco-italien entre François Mitterrand et Silvio Berlusconi est programmé à Aix-en-Provence. Il s’agit de dénoncer l’arrivée au pouvoir dans une coalition de droite de trois ministres néofascistes d’Alliance Nationale. Pour cela l’action est revendiquée sous le nom de « Brigades Internationales – Unité combattante Guiseppe Pinelli » du nom du cheminot et militant anarchiste italien défenestré d’un commissariat milanais en 1969, dans des circonstances suspectes, durant les jours qui suivent l’attentat de la Piazza Fontana à Milan. C’est le début des « années de plomb ». Cet attentat, et celui commis à l’explosif contre la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi, le premier mai 1994, revendiqué en soutien aux travailleurs des entreprises régionales et revendiqué « Des chômeurs en pétards », sont les notables exceptions d’un groupe qui s’en prend sinon quasi uniquement aux intérêts du FN. Il n’y aura plus d’exception à cette règle après l’assassinat d’Ibrahim Ali.
De l’assassinat d’Ibrahim Ali à l’arrêt volontaire des FTP : (21 février 1995-fin 1998)
Lors de son procès, Yves Peirat décrira « une radicalisation » à la suite de l’assassinat d’Ibrahim Ali, un jeune français d’origine comorienne âgé de 17 ans. Le 21 février 1995, une équipe de colleurs du FN se met en route à Marseille pour placarder des affiches à l’effigie de Jean-Marie Le Pen. Ibrahim Ali sort de répétition de son groupe de rap B.Vice, alors en plein travail en vue d’un concert de lutte contre le sida à Vitrolles où ils sont programmés. Ibrahim Ali habite dans le quartier de Savines et pour s’épargner une longue marche à pieds lui et ses amis courent pour attraper le bus. Ils croisent la route des trois colleurs d’affiches frontistes. Ceux-ci sont armés d’une carabine 22 long rifle et d’un pistolet. Par racisme, ils tirent sur le groupe de jeunes. Ibrahim, touché dans le dos, meurt dans l’ambulance. Dans les jours qui suivent le FN tente d’allumer des contre-feux. Bruno Mégret affirme que les colleurs ont été violemment agressés par le groupe. Lors du procès, celui qui est alors délégué général du FN vient à la barre défendre cette thèse de la légitime défense. Devant un parterre de militants, Jean-Marie Le Pen avance lui avec le cynisme qui le caractérise : « au moins, ce malheureux incident a attiré l’attention générale sur la présence à Marseille de 50000 Comoriens. Que font-ils là ? ». L’affaire soulève une vague d’indignation en France. Des manifestations se déroulent un peu partout et 30000 personnes défilent à Marseille. Mais l’indignation ne trouve pas de débouché politique conséquent pour que la société questionne le racisme qui irrigue les esprits de tant de français·es.
L’auteur du tir mortel, Robert Lagier, un « pied-noir » né en Algérie en 1932 est un nostalgique de l’OAS. Jugé en juin 1998, il est condamné à 15 années de réclusion. Il n’est pas le seul des trois à avoir tiré sur le groupe de jeunes et Mario d’Ambrosio est condamné par la cour d’assises à 10 ans de prison pour tentatives d’homicides volontaires. Cette année d’élections présidentielles voit culminer la violence raciste. Le 1er mai 1995, Brahim Bouarram se noie dans la Seine après y avoir été poussé par un bonehead néonazi en marge du défilé parisien du FN en l’honneur de Jeanne d’Arc. Et derrière la confirmation de Jean-Marie Le Pen aux élections présidentielles (15 % des voix au premier tour), entre 1995 et 1997 le FN s’empare pour la première fois de villes importantes en PACA : Marignane, Orange, Toulon puis Vitrolles. Leur chute contribue a ébranler les certitudes militantes quant à la performativité du travail traditionnel. « Des militants armés qui assassinent des gens ne pouvaient être combattus par les moyens classiques. S’il n’y avait pas eu Ibrahim Ali, je n’aurais peut-être pas continué. C’est un choix politique de poser des bombes, je l’assume. » dira Yves Peirat devant le tribunal [4]
C’est après le meurtre d’Ibrahim Ali que se sédimente définitivement le nom de FTP, revendiquant par là une filiation radicale internationaliste inspirée des résistants de l’Affiche rouge. S’ouvre alors une nouvelle phases d’actions avec la conviction que le travail et le répertoire d’actions militantes plus classique jusqu’alors effectué n’a pas porté ses fruits. « Auparavant j’ai milité de manière tout à fait classique. J’ai collé des affiches, distribué des tracts, manifesté, écrit des articles, participé à des colloques. Cela n’a pas empêché le FN de progresser. L’assassinat d’Ibrahim Ali n’a en aucune manière fait reculer ou fragilisé l’implantation du FN à Marseille et dans sa région. » [5]
Deux générations de FTP
Comme le fait apparaître un article éclairant du chercheur Guillaume Origoni nourri d’entretiens avec Yves Peirat, le degré de cette radicalisation a été évalué avec l’aide de pairs qui ont aidé à poser des limites et rester dans le cadre préalablement posé : ne pas s’en prendre aux personnes. Le chercheur évoque trois personnes de confiance qui ont joué de manière informelle la direction de conscience. Renseignements pris, « il y eut une seule personne qui a vraiment joué ce rôle, les deux autres étant plus des personnes avec qui ont échangeait des analyses sur la situation politique en Provence et sur le national ». L’une des deux, que seul Yves Peirat rencontrait, après avoir tissé des liens d’amitié, était Hellyette Bess [6]. Difficile de résumer le parcours politique d’une militante qu’Yves Peirat présente comme « généreuse et au caractère bien trempé ». Elle est d’ailleurs trop souvent réduite à sa seule participation et à son rôle « modérateur » dans le groupe Action Directe. On ne peut que vous engager à vous plonger dans son parcours de vie et de luttes. Yves Peirat vient en tous cas échanger avec elle lorsqu’à sa libération, interdite de séjour autour de Paris, Lyon et Marseille, elle réside en exil intérieur à Avignon.
Évoquons maintenant celui que Yves Peirat qualifie de « conseiller » ayant « une longue expérience politique derrière lui qu’il se faisait un plaisir de partager avec nous ». Un engagement qui fait directement écho à la mémoire convoquée par Yves et William puisqu’il a été résistant FTP pendant la seconde guerre mondiale établissant ainsi une filiation vivante entre deux générations de l’antifascisme combattant. Le profil politique et le parcours évoqué en pointillés laissent peu de doute quant à l’identité du conseiller. Il est vrai que le passage du temps autorise sans doute les protagonistes à lever le voile sur l’identité de cette personne aujourd’hui décédée, néanmoins on vous laisse à vos conclusion avec les éléments qui suivent. Adhérent au PCF pendant la Seconde Guerre mondiale, il « combat dans les rang des FTP, […] s’implique après guerre dans la lutte anticolonialiste notamment dans celle du peuple algérien », il est exclu du PCF dans les années 1960, « critique envers la politique de Moscou il se rapproche des thèses chinoises et […] est un des fondateurs du premier parti maoïste français le Parti Communiste Marxiste Léniniste Français. » Bien plus tard, bien qu’en désaccord avec la ligne nationale du mouvement, il fut président d’honneur de la section du MRAP de Marseille. Celui qui s’éteindra en 2020 « n’était pas un libertaire de formation mais il avait un sens du politique plus développé que nous et ses conseils [étaient] précieux. »
Cette personne joue pleinement son rôle de conseiller au moment de l’assassinat d’Ibrahim Ali. Le soir même, sous le coup de la colère qui « avait fait sauter le verrou des actions ciblant les personnes, que nous avions posé en préalable au début de l’existence du groupe. » Yves Peirat propose en représailles l’élimination physique d’un cadre du FN. « Ce n’était pas évident pour tout le groupe [on comprend en creux la réticence de William Ferrari] ; on est donc allé demander conseil à notre "conscience" qui nous a démontré que cette action aurait pour seul résultat de nous faire perdre le soutien populaire engendré par nos actions. Soutien qui était véritable car dans le milieu beaucoup de gens se doutaient de qui étaient les FTP. Un soutien qui s’exprimait sous formes d’encouragements de manières indirectes, de propositions d’aides [...] voire même d’encouragement "à en faire plus". » Après discussion, il ressort donc que les conditions historiques pour qu’une telle action puisse conserver une valeur morale ne sont pas réunies et cette option est définitivement écartée. Les FTP n’attenteront jamais aux personnes et garderont cette ligne posée dès la création que la mort d’Ibrahim Ali a temporairement ébranlé. L’assassinat de Ibrahim Ali soude largement les rangs à gauche mais pas au point que cette unité résiste à des actions d’élimination physique. Les FTP ne sont pas une entité détachée de la mouvance antifasciste, ils entretiennent un lien organique et se gardent in fine de la tentation d’agir en avant-garde éclairée. On peut rapprocher cette ligne de conduite de la théorie des minorités agissantes qui essaient d’agir en écho/résonance avec une partie de la société pour montrer qu’il n’y a pas de fatalité et provoquer l’adhésion et le mouvement vers des pratiques d’action directe en élargissant son socle de sympathie. Une ligne de crête bien résumée par l’écrivain Serge Quadruppani dans les colonnes de Libération lors du procès des FTP « On n’est pas partisans de la lutte armée contre le FN, mais on représente les milliers de gens qui se sont secrètement réjouis quand des permanences FN sautaient. »
Le 3 avril 1995, quelques semaines après la mort d’Ibrahim Ali, les FTP déposent 500 grammes de plastic dans le garage de la villa de Maurice Gros, le responsable départemental du FN. La charge n’explose pas du fait d’un détonateur défectueux mais l’action est revendiquée « Francs Tireurs Partisans – Unité combattante Albéric d’Alessandri », rendant hommage à un FTP-MOI (Main d’Œuvre Immigrée) qui avait épaulé Marcel Korzec que l’on a évoqué plus tôt pour son attentat contre un cinéma des armées nazies.
Le 21 février 1996, c’est le local du FN, rue de Lyon, d’où étaient partis les assassins d’Ibrahim Ali qui est détruit à l’explosif par les « FTP – Missak Manouchian », du nom du résistant communiste de l’Affiche rouge cadre des FTP-MOI, fusillé aux côtés de 21 membres de son réseau, là encore funeste hasard, un 21 février, en 1944, au Mont-Valérien et désormais panthéonisé. Pour le symbole, l’action se déroule un an jour pour jour après la nuit où les militants frontistes abattent le jeune Ibrahim. Un symbole réitéré le 21 février 1998 par la destruction à l’explosif d’un autre local du FN à Bonneveine un quartier au sud de Marseille par les « Francs-Tireurs Partisans – Unité combattante Dimitri Cotorovitch ». Entretemps, le 11 mars 1997, le « Groupe de partisans Marcel Bonnain » attaque à la grenade le local du FN du 22 rue Sainte Cécile. Le 9 juin 1998, la mémoire de l’assassinat d’Ibrahim Ali est invoquée à nouveau puisque l’explosion touche le même « nouveau » local du FN de la rue Sainte Cécile à la veille de l’ouverture du procès en assises à Aix-en-Provence des colleurs d’affiches frontistes. L’attaque est revendiquée « Francs Tireurs Partisans – Unité Combattante Jean Robert », un résistant communiste guillotiné en 1943. La liste des actions sur la ville de Marseille se conclut le 24 octobre 1998. Il est 4h30 du matin, rue de Rome, quand une charge explosive dissimulée dans un extincteur souffle les locaux abritant la comptabilité du FN des Bouches-du-Rhône. Le comptable se nomme Jean-Pierre Baumann. Il est celui qui a structuré le soutien aux trois militants impliqués dans l’assassinat d’Ibrahim Ali en fondant l’association DGL accolant les initiales des trois membres de l’équipe de collage. L’association est elle-même domiciliée dans les locaux visés. C’est pour cette action que les FTP envoient à la presse régionale trois pages de revendications avec en exergue la fameuse citation du poète surréaliste André Breton. Une revendication signée « Francs-Tireurs Partisans – Unité combattante Celestino Alfonso ». Ce républicain espagnol, résistant membre des FTP-MOI, lui aussi présenté sur l’Affiche rouge en vue d’une campagne de propagande antisémite et anticommuniste sera fusillé avec ses camarades au fort du Mont-Valérien.
Bris de Vitrolles ou l’adieu aux armes
L’action la plus connue des FTP est peut-être celle qui, quelques jours après l’explosion des locaux FN de la rue de Rome à Marseille, s’en prend au Stadium de Vitrolles. Ce 28 octobre 1998 marque aussi leur dernier fait d’armes. Depuis 1997, Catherine Mégret est maire de la commune, femme de paille de son mari Bruno Mégret qui a écopé d’une peine d’inéligibilité. La ville est au cœur d’un bras de fer entre l’équipe FN et leurs opposant·e·s. Cette tension scrutée de tous les coins de l’hexagone se cristallise particulièrement autour de la culture. La salle d’art et d’essais Les Lumières est fermée. La salle de concert Le Sous-Marin, accusée de promouvoir une "programmation musicale développant les mauvais instincts de la jeunesse", concentre la rancune frontiste. Les subventions de la ville sont coupées, les fonds redirigés vers des satellites d’extrême droite comme la Fraternité Française et la ville cherche à reprendre les locaux qu’elle prête à l’association gérante des lieux. La mairie va jusqu’à murer l’accès de la salle en octobre 1997.
L’équipe municipale ambitionne d’organiser un gros concert de Rock Identitaire Français (RIF) dans la salle du Stadium.
Comme le rappelait REFLEXes dans un article bien informé, « Dans un premier temps, seul le courant national-révolutionnaire, représenté par Nouvelle Résistance (l’organisation de Christian Bouchet) s’intéressait à ce mouvement. Il était pour eux un porte-voix du mouvement nationaliste en direction de la jeunesse. Mais très vite, certains au sein du Front national se sont rendu compte de l’intérêt qu’il y avait à contrôler un tel mouvement. ». Outre les aspects proprement culturels, le RIF est une aubaine, un filon qui permet de monter des structures amies et de stipendier des militant·es. Le service culturel veut affréter des bus depuis toute la France, rêvant la présence de plusieurs milliers de jeunes. Mais la mécanique s’enraye. D’abord, la Fnac refuse de vendre les places. La campagne de promotion se cantonne à Vitrolles et rencontre un maigre écho national. Les cars ne prendront pas la route. Les FTP jouent les trouble-fête et explosent le groupe électrogène de la salle. Paniquée, la mairie cherche à sauver l’évènement coûte que coûte. Après bien des péripéties il se tiendra sur le parking du Stadium sous un chapiteau loué à la dernière minute avec une sono retirée en catastrophe d’une salle municipale. Le concert est un bide retentissant ainsi qu’un gouffre financier. L’attentat n’est pas étranger à cet échec patent qui réunit moins de 300 personnes. C’est la dernière explosion des FTP et fin 1998 c’est le FN qui implose et scissionne. La menace est écartée pour un temps. L’urgence, ou tout du moins sa perception, à s’engager dans la voie d’une « résistance active » passe à l’arrière-plan.
Les FTP cessent leur activité au moment même où la police se met sur la piste d’Yves Peirat qui cherche alors à s’immerger dans les divers courants d’extrême droite. Il a sa carte au MNR (la scission mégrétiste du FN) et il est adhérent où abonné à une myriade de groupuscules et publications d’extrême droite des plus institutionnels jusqu’aux bourrins nationalistes-révolutionnaires. Il infiltre aussi des évènements d’extrême droite. Néanmoins, pendant presque une année la police va le pister dans l’espoir de l’interpeller en flagrant délit. Penaude, il lui faut se résoudre à arrêter Yves et William chez eux, ainsi qu’Albert le frère d’Yves.
La Horde
Troisième et dernière partie : Les FTP face à la répression et la diversité des approches de la solidarité.


