Plusieurs partis, organisations et associations antifascistes stéphanoises se sont associées pour rédiger le communiqué ci-dessous, en solidarité avec les personnes interpellées à Lyon à la suite de la mort de Quentin Deranque.
Nous, organisations politiques, syndicales et associatives, tenons à rappeler notre appartenance à la lutte antifasciste sur tous les fronts. Alors que les prochains mois et années semblent plus que jamais condamner l’antifascisme à une criminalisation croissante de la part des médias dominants, il est important de serrer les rangs et de ne rien concéder au fascisme.
Si notre combat est si souvent calomnié, c’est qu’il s’attaque à leurs privilèges. Si leur propagande est autant matraquée, c’est que notre message porte encore de l’espoir.
Fière de son passé, la ville de Saint-Étienne a su rester un bastion opposé à l’extrême-droite. À l’heure où l’antifascisme est criminalisé et qualifié de terrorisme, nous ne nous tairons pas.
Hier comme aujourd’hui, nous resterons à jamais Antifa.
Celles et ceux qui s’accordent aux discours réactionnaires dès les premières offensives ne mèneront pas cette lutte avec nous. Il en va de même pour celles et ceux qui mettent sur un pied d’égalité le fascisme, qui cherche à détruire tout ce qui ne se conforme pas à ses normes, et l’antifascisme, qui est une réponse à ces attaques.
Nous ne laissons aucune place aux fascistes, que ce soit dans la rue, dans nos lieux militants ou bien dans notre projet de société. Nous l’affirmons, le fascisme est une menace qu’il faut éliminer. Et contrairément à ce que l’on veut nous faire croire, ça n’est pas chose faite. Des ministères macronistes aux maires de petites villes, des grands médias nationaux aux petits journaux locaux, des conseils d’administrations de la Silicon Valley aux petits patrons véreux, du parlement européen au bar du coin : les fascistes travaillent activement à répandre leurs idées nauséabondes.
Le fascisme est l’expression politique la plus réactionnaire du capitalisme en crise : lorsque la bourgeoisie ne peut plus maintenir sa domination par les formes
"démocratiques" classiques, elle recourt à la dictature ouverte, -nationaliste et violente, pour écraser le mouvement ouvrier et préserver ses intérêts de classe.
En attendant l’instauration du fascisme comme dictature ouverte, se développe un processus de fascisation : durcissement autoritaire de l’État, renforcement des lois répressives, restriction des libertés démocratiques, criminalisation des luttes sociales et banalisation des idées et groupuscules réactionnaires, préparant le terrain à la domination sans masque du capital.
LA MENACE, C’EST LE FASCISME ET LE CAPITALISME QUI NOUS Y ENTRAINENT !
LA LUTTE, C’EST L’ANTIDOTE !
SOUTIEN AUX INTERPELLÉS !
VIVE LES GROUPES ANTIFASCISTES, VIVE L’AUTO-DÉFENSE POPULAIRE !