« Notre engagement politique ne peut être qu’antifasciste. Cela implique de ne plus céder aux cadrages de l’extrême droite ». Des « personnalités » antifascistes dénoncent le récit médiatique dominant après la mort de Quentin D. « Hier comme aujourd’hui, le fascisme avance quand on le traite comme une opinion parmi d’autres. »
Depuis plusieurs jours, la mort du militant nationaliste et suprémaciste blanc Quentin Deranque à Lyon est utilisée pour fabriquer une fable utile à l’extrême droite. Cette fable n’est pas un simple emballement : c’est une méthode. Elle consiste à imposer un récit avant les faits, à saturer l’espace public d’images et d’indignations prêtes à l’emploi, puis à exiger des autres qu’ils se justifient à l’intérieur de ce récit. L’objectif est d’utiliser la mort dramatique d’une personne pour détruire des ennemis politiques.
L’inversion de la réalité est une pratique courante des fascismes. Son adaptation à l’ère des nouveaux médias et des réseaux sociaux a depuis des années été théorisée par ceux qui ont porté Trump au pouvoir aux États-Unis.
La multiplication des apparitions médiatiques de toutes les franges de la droite extrême pour faire du co-fondateur du groupuscule néo-nazi « Allobroges Bourgoin » un pacifique martyr et de la France Insoumise une organisation criminelle relève de cette stratégie de manipulation. Quentin Deranque est passé par l’Action Française (mouvement royaliste, nostalgique d’un antisémitisme d’État) et était affilié au groupe Audace (ex Lyon Populaire, groupuscule hérité du GUD et dissous en 2025 pour violence contre des personnes racisées et apologie de la collaboration avec le régime nazi). Ce n’est pas une erreur d’analyse : c’est une opération. Elle vise à rendre acceptable une trajectoire politique afin de produire des affects de compassion et d’indignation, non pas tant par respect pour la jeune personne décédée, mais pour faire passer des idées hier encore considérées comme inacceptables.
L’extrême droite est familière du révisionnisme, elle cherche à l’appliquer de nouveau pour diaboliser celles et ceux qui la combattent. Elle tente d’établir une nouvelle grammaire où l’antifascisme serait le danger et où le racisme, le suprémacisme blanc, l’antisémitisme, deviendraient une simple sensibilité, persécutée par une gauche terroriste.
C’est ainsi qu’on fabrique la confusion.
Que leurs éléments de langage soient repris par les élus macronistes, on ne s’en étonne plus, mais aujourd’hui certains garde fous semblent avoir sauté. Le 17 février dernier, l’Assemblée Nationale a observé une minute de silence en hommage à un militant fasciste, ce qui participe à la sanctuarisation symbolique d’un récit construit par l’extrême droite.
Il faut interpeller, directement, une partie substantielle de la gauche : parce que l’extrême droite ne gagne pas seulement quand la droite l’imite, elle gagne aussi quand ses adversaires adoptent son cadre. Lorsque, par réflexe de respectabilité, on se précipite pour “prendre ses distances” selon la temporalité et le vocabulaire imposés par les propagandistes, on accepte déjà une partie du piège. Lorsque l’on valide le récit des “deux extrêmes” — même en croyant le combattre — on contribue à la symétrie qu’elle réclame, car cette symétrie est son passeport pour l’impunité. Quand une partie de ses responsables réagit en comptable du risque médiatique et cherche d’abord à se protéger de l’étiquette “violente” plutôt qu’à attaquer le mécanisme de désinformation, elle abandonne le terrain. Or ce terrain est précisément celui où l’extrême droite recrute : un terrain d’images, de peur et de rumeurs. Le seul moyen de gagner à ce qui est loin d’être un jeu, c’est d’avoir le courage d’énoncer les choses clairement, en refusant le cadre imposé par l’extrême droite et les milliards mis à disposition pour sa communication.
Les fascistes veulent changer la réalité, et avec la complicité d’une partie de la classe politique et de certains médias, pourraient y arriver aujourd’hui. Ils n’ont pas besoin que tout le monde les approuve : ils ont seulement besoin que suffisamment de monde répète leurs mots, hésite sur les faits, et relativise leurs actes. Ils ont besoin que la peur, la “mesure”, la “neutralité” deviennent des synonymes de renoncement. Les travaux de recherche sur la violence politique montrent pourtant que, sur la période récente, l’écrasante majorité des meurtres à caractère idéologique est imputable à l’extrême droite.
À Lyon, l’intensité des violences des groupes nationalistes et suprémacistes blanc a explosé depuis 2010, avec plusieurs dizaines d’actions ciblants des minorités par an. Ce n’est pas une abstraction. Ce sont des agressions, des ratonnades, des traques, des guets-apens. Ce sont des quartiers où l’on sait qu’à telle heure, à tel endroit, on risque d’être suivi, frappé, insulté. C’est un climat qui s’installe, et un climat ne se combat pas seulement par des tribunes : il se combat par une présence collective, par la solidarité, par l’organisation.
Le 19 janvier dernier, un lycéen d’origine syrienne était encore agressé au pied de son immeuble, roué de coups, lacéré au visage, le tout sous un flot d’injures racistes. C’est pour ne pas laisser les fascistes terroriser la ville que des groupes comme la Jeune Garde Antifasciste se sont crées.
Hier résistance face au nazisme, l’antifascisme doit aujourd’hui redevenir une nécessité pour lutter contre les idées et les actes racistes, islamophobes, antisémites, validistes et antiféministes.
Hier comme aujourd’hui, le fascisme avance quand on le traite comme une opinion parmi d’autres.
Mais il recule lorsqu’une société s’organise pour lui refuser l’espace, dans les médias, dans les urnes et dans la rue. Revendiquer un antifascisme de rue, c’est avoir les yeux grands ouverts face à ce qui est en train de se passer encore une fois, c’est une capacité collective à protéger, à documenter, à empêcher l’installation d’un climat de terreur, à ne pas laisser des minorités seules face aux meutes.
Nous réaffirmons que notre engagement politique ne peut être qu’antifasciste et nous nous tiendrons à côté de celles et ceux qui tiennent cette ligne.
Cela implique une exigence : ne plus céder aux cadrages de l’extrême droite, ne plus courir derrière ses narrations, ne plus lui offrir des minutes de silence comme des chambres d’écho. Ne plus lui céder un pouce de terrain, sur les plateaux, dans les urnes comme dans la rue.
Liste des signataires :
Georges Didi-Huberman, philosophe et historien de l’art
Isabelle Stengers, philosophe
Fatima Ouassak, autrice, militante anti-raciste
Dominique Cabrera, cinéaste
Alexis Cukier, philosophe
Ugo Palheta, sociologue
Guillaume Meurice, humoriste
Raphael Kempf , avocat
Lotta Nouki, porte-parole des Soulèvements de la terre
Médine, rappeur
Julie Ferrua, co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires
Youlie Yamamoto, porte-parole d’ATTAC France
Jean-Michel Frodon, enseignant et critique de cinéma
Sophie Wahnich, historienne, directrice de recherche Cnrs
Catherine Malabou, philosophe, Université de Californie à Irvine, États-Unis
Namir Abdel Messeeh, réalisateur
Laure Abramowitch, avocate
Gilbert Achcar, professeur émérite, SOAS, Université de Londres
Suzanne Adely, présidente National Lawyers Guild, États-Unis
Léane Alestra, journaliste, essayiste et militante féministe
Eric Alliez, philosophe, Université Paris 8
Hubertus von Amelunxen, philosophe, directeur de l’Archivio Conz à Berlin, Allemagne
Juliette Arnaud, humoriste
Claire Atherton, monteuse
Geneviève Azam, essayiste
Ludivine Bantigny, historienne
Pierre-Emmanuel Barré, humoriste
Robert Craig Baum, philosophe
Philippe Bazin, artiste
Mathieu Bellahsen, psychiatre et lanceur d’alerte
Emma Bigé, philosophe
Jean-François Blanco, avocat
Bénédicte Bonzi, anthropologue
Nicolas Bouchaud, comédien, metteur en scène
Gérard Bras, philosophe
Mireille Bruyère, économiste, Université de Toulouse Jean Jaurès
Érik Bullot, cinéaste
Claude Calame, historien, directeur d’études à l’EHESS
Robin Campillo, cinéaste
Pierre Carles, réalisateur
Leila Chaibi, députée européenne
Chloé Chalot, avocate
Ewen Chardronnet journaliste, curateur, artiste-auteur
Marie Chartron, philosophe et documentariste
Sébastien Chauvin, sociologue, Université de Lausanne
Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste
Marie Chureau, militante
Laurence De Cock, historienne et enseignante
Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire
Pierre Dardot, philosophe
Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue
Donatella della Porta, directrice du centre d’études des mouvements sociaux de l’École normale supérieure de Florence, Italie
Keith Dixon, professeur honoraire, Université de Lyon 2
Sophie Djigo, philosophe
Suzanne Doppelt, auteure
Stéphane Douailler, professeur émérite de philosophie, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis
Camille Etienne, autrice et activiste
Christian Eyschen, secrétaire-général de la Libre Pensée
Mireille Fanon-Mendès-France, fondation Frantz Fanon
Didier Fassin, médecin et anthropologue
Michel Feher, philosophe, directeur des éditions Zone Books, New York, États-Unis
Adeline Ferrante, productrice
Bernard Friot, économiste et sociologue, professeur émérite à l’université Paris-Nanterre
Nicolas Frize, compositeur
Irene García Galán, militante et autrice
Davide Gallo Lassere, enseignant-chercheur en Politique Internationale
Franck Gaudichaud, historien
Sylvain George, cinéaste
Federica Giardini, professeure de philosophie à l’université de Roma Tre, Italie
Alain Gigandet, historien de la philosophie ancienne
Denis Gheerbrant, cinéaste
Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherche émérite du Cnrs, LAS-Collège de France
Corinne Gobin, politologue, Université libre de Bruxelles
Robert Guédiguian, cinéaste
Hefse Guiro, réalisateur
Momchil Hristov, sociologue, enseignant à l’Université de Sofia, Bulgarie
Romain Huët, ethnographe, Université de Rennes 2
Richard Hyman, professeur émérite de relations industrielles à la London School of Economics, membre de la British Academy, Royaume-Uni
David Jamar, sociologue, Université de Mons, Belgique
Maria João Cantinho, philosophe, Université de Lisbonne
Samuel Johsua, professeur émérite de l’université Aix-Marseille
Danièle Joly, directrice du Centre de relations ethniques (CRER), Université de Warwick, Royaume-Uni
Catherine Kauffmann, professeure de philosophie
Pierre Khalfa, économiste Fondation Copernic
Hubert Krivine, physicien
Thomas Lacoste, réalisateur, La Bande Passante
Bernard Lamizet, professeur émérite, Institut d’études politiques de Lyon
Christian Lazzeri, philosophe, Université de Paris Nanterre
Lam Lê, cinéaste
Frédéric Lebaron, sociologue
Jérôme Lèbre, philosophe
Corinne Lellouche journaliste, écrivaine
Claire Lemercier, historienne
Sam Leter, coordinateurice Decolonial film festival
Jacques Lezra, philosophe, Université de Californie à Riverside, États-Unis
Aymeric Lompret, humoriste
Michael Lowy, sociologue
Noël Mamère, écologiste
Achraf Manar, ingénieur et militant associatif
Norman Markowitz, historien, Rutgers University, États-Unis
Brian Massumi, philosophe, Quebec
Nicolas Mayart, journaliste au Média
David McNally, professeur émérite d’histoire, à Université de Houston, États-Unis
Caroline Mecary, avocate
Manuel Mercier, chercheur
Amine Messal, ingénieur et militant associatif
Maud Meyzaud, enseignante-chercheuse en littérature, Allemagne
Éric Michaud, historien et historien de l’art
Christophe Mileschi, professeur des universités, traducteur, écrivain
Maïa Minnaert, psychologue clinicienne
Marie-José Mondzain, philosophe
Christian de Montlibert, sociologue
Corinne Morel Darleux, autrice
Hélène Nancy, professeur de philosophie
Mariette Navarro, écrivaine
Olivier Neveux, professeur des Universités, ENS Lyon
Frédéric Neyrat, philosophe
Bertrand Ogilvie, psychanalyste et philosophe
Akim Omiri, humoriste
Arnaud des Pallières, cinéaste
Julien Pallotta, philosophe et traducteur
Verena Paravel, cinéaste et enseignante
Karine Parrot, enseignante-chercheuse en droit
Laurent Pasquet-Marinacce, avocat
Wiily Pelletier, sociologue
Michael A Peters, professeur émérite à l’université de l’Illinois, États-Unis
Nicolas Philibert, cinéaste
Michel Pigenet, historien
Alessandro Pignocchi, auteur
Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC France
Christian Prigent, écrivain, Grand prix de l’Académie française
Vipulan Puvaneswaran, militant écologiste et décolonial, membre de Génération Panasiatique
Nathalie Quintane, philosophe
Josep Rafanell i Orra, psychologue, écrivain
Aude Léa Rapin, réalisatrice
Gianfranco Rebucini, anthropologue, Cnrs
Matthieu Renault, philosophe, Université Toulouse Jean Jaurès
Jacob Rogozinski, philosophe, Université de Strasbourg
Daniel Rome, altermondialiste
Catherine Samary, économiste altermondialiste
Jean-Marc Schiappa, historien
Clément Schneider, cinéaste et chercheur
Clément Sénéchal, écrivain
Alan Singer, historien, États-Unis
Maria Stavrinaki, histoire de l’art, Université de Lausanne, Suisse
Willy Thayer, philosophe, Université Metropolitana à Santiago, Chili
Ritchy Thibaud, militant
Jean Tortrat, édition Syllepse
Julien Troccaz, secrétaire fédéral SUD-Rail
Marguerite Vappereau, enseignante-chercheuse en études cinématographiques
Françoise Vergès, historienne, politologue
Audrey Vernon, comédienne
Frédéric Videau, scénariste et réalisateur
Marie Voignier, artiste, cinéaste
Christiane Vollaire, philosophe
Gilles Volta, monteur
Éric Vuillard, écrivain, cinéaste et scénariste, prix Goncourt
Éléonore Weber, cinéaste
Mosalie Abirached, libraire
Maxime Actis, auteur
Karin Adelsbach, enseignante
Iris Agostini, technicienne audiovisuel
Antoine Agri, éditeur, poète
Cécile Alcourt, café-librairie La luciole
Manon Amacouty, scénariste, réalisatrice.
Marc-Vincent Anding, enseignant
No Anger, artiste
Galland Anne, cinéaste documentariste
Franck Antoine, syndicaliste CNT
Suzanne Arhex, intermittente du spectacle
Justine Arnal, écrivaine et psychanalyste
Frédéric Arzelies, artiste
Jean-Luc d’Asciano, éditeur
Marie Baget, productrice
Alexandre Balcaen, éditeur
Delphine Banas, journaliste
Catherine Bareau, citoyenne
Bernard Baudin, photographe
Jennifer-Léonie Bellay, militante altermondialiste
Aurélien Berlan, philosophe
Geneviève Bernard, libraire indépendante
Arno Bertina, écrivain
Niloufer Bhagwat, avocate indienne
Tamara Billerot, écrivain-e
Tiphanie Blanc, éditrice
Pierre-Olivier Bobo, président des éditions Selma et Salem
Christiane Boischot, citoyenne
Aurore Bordais, toxicologue
Guillaume Bouchon, militant sud éducation et Solidaires
Soumia Boulemia, membre du front de mère
Kamel Brahmi, secrétaire générale UD CGT93
Nadia Brihmouche, citoyenne
Sarah Bydlowski, médecin
Benoit Cancoin, musicien
Thomas Caracache, doctorant
Claudine Castaner, citoyenne
Laurent Cauwet, éditeur, auteur
Yannick Champain, LDH Pays Soissonnais
Ninon Chapuis, productrice de cinéma
Marie Chartron, autrice documentariste
Pierre Chopinaud, artiste
Lysiane Chupin, citoyenne
Laurent Cibien, documentariste
Marie Clerel, artiste
Laurence Côte, comédienne
Virginie Couderq, citoyenne
Jérémie Couëron, éditeur indépendant
Annick Coupé, syndicaliste et altermondialiste
Danièle Cour, citoyenne
Kim Courrèges, architecte, membre du Front de Mères
Pierre Cours-Salies, sociologue
Jonathan Daudey, professeur de philosophie et chercheur
Claude Debons, ancien responsable syndical
Pierre-Aurélien Delabre, enseignant, auteur, membre du collectif éditorial Volodia
Fabien Desbordes, citoyen
Jérémy Desir, co-président de Vous n’êtes pas seuls
Rebekka Deubner, artiste-photographe
Camen Díez, poète
Suzanne Doppelt, auteure
Adélaïde Drouin, cadre d’entreprise
Joséphine Drouin Viallard, cheffe opératrice
Karen Dubois, membre de la Maison des peuples et de la paix d’Angoulême
Rémy Dufaut, membre du collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites
Todd Dufresne, philosophe, Canada
Léa Dumayet, artiste
Guillaume Dumora, libraire et éditeur
Divya Dwivedi, philosophe, Institut indien de technologie de Delhi, Inde
Lucie Eple, librair
Xavier Evstigneeff, éditeur et poète
Claude Farget, professeur
Pauline-Oranna Fousse, éditrice
Arnaud Frossard, libraire
Noël Fuzellier, producteur
Marie Le Gall, citoyenne
Anne de Galzain, réalisatrice
Valentine Gauthier, documentariste
Pierre Gillis, physicien, professeur émérite à l’UMONS, Belgique
Liliane Giraudon, poétesse
Bernard Giudicelli, docteur en mécanique, membre de Solidaires
Jean-Marie Goater, éditeur
Améli Gorgues, éditeurice
Martine Gradoni, documentaliste
Carole Grand, réalisatrice
Jordi Grau, professeur
Daniel Guérin, co-président d’Attac17
Nadine Hamard, citoyenne
Sofi Hemon, plasticienne artiste
Jean-David Henninger, librairie La Marge
Geneviève Hergott, artiste visuelle
Salim Hocini, syndicaliste UL CGT Villetaneuse
Emmanuelle Huisman-Perrin, professeure honoraire de philosophie
Sabine Jehanno, musicienne
Françoise Joly, enseignante
Marie Jouffre, libraire
Corinne Keller, membre d’Attac
Kolin Kobayashi, journaliste
Jerome Krase, professeur émérite au Brooklyn College de New York, États-Unis
Margot Lafeuillade, libraire
Alex Laloyaux, essayiste
Apolline Lamoril, artiste
Julie Lancien, artiste
Chantal Laprade, membre de Bassine non merci
Monique Larrouture Poueyto, citoyenne
Teresa Larruzea, Université de Mondragón, Pays basque
Lena Lavinas, économiste, Université de Rio de Janeiro, Brésil
Emma Lebot, régisseuse cinéma
Béatrice Lecomte, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp 17
Marcelle Leduque, citoyenne
André Lejarre, photographe
Corinne Lellouche, journaliste, écrivaine
Jonathan Lemoine, artisan
Maud Leroy, éditrice
Ernest London, auteur et chroniqueur
Marie-Agnès Mallet, bureau ATTAC 17
Philippe Mangeot, enseignant
Manjaka, artiste-militant
Florent Massot, éditeur
Nicolas Mayart, journaliste
Véronique Mazière, autrice-illustratrice
Guillaume Mélère, éditeur
Jodie Melyon, citoyen
Annie Melza Tiburce, costumière
Jean-Philippe Milet, professeur de philosophie
Martine Minne, présidente d’ATTAC Flandre
Shaj Mohan, philosophe, Inde
Gérard Mordillat, cinéaste et romancier
Emma Moreira, revue laviemanifeste
Marla Morris, philosophe, États-Unis
Agathe Mouchès, technicienne
Antoine Mouton, écrivain
Catherine Naime, citoyenne
Fulvia Nicolini, plasticienne
Any Nicolo, enseignante
Émilie Notéris, enseignante, écrivain
Martine Ormaechea, tisserande
Yves Pagès, écrivain et éditeur Verticales
Hélène Paulais, psychosociologue
Martin Pavelka, médecin
Marc Perrin, écrivain, éditeur
Lila Pinell, réalisatrice
Thomas Pouteau, critique de cinéma
Joy Prudent, directrice associative
Isabelle de Rauglaudre, artiste colleuse
Lawryn Remaud, co-porte-parole Solidaires 85
Sophie Rinck, librairie Chez Simone Bayonne
Charles Robinson, écrivain
Jacob Rogozinski, chercheur
Clémence Roquefort, librairie La Fleur qui pousse à l’intérieur
Jesus Rosero, citoyen
Laura Ruf, enseignante, historienne
Irène Ruszniewski, artiste plasticienne, syndicaliste
Antonin Sabot, écrivain
Marcela Santander Corvalàn, artiste chorégraphique et co-directrice Laboratoires d’Aubervilliers
Eric Schultz, libraire indépendant
Peggy Soulaine-Rathat, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp 17
Claire Smith, citoyenne
Virginie Symaniec, éditrice
Pierre Terzian, écrivain
Yoann Thommerel, écrivain, metteur en scène
Mirabelle Thouvenot, militante décoloniale
Hortense Tollu, designer
Alessandro De Toni, co-animateur LFI Rome
Aurore Toulon Cheffe, opératrice cinéma
Marie-Ève Venturino, libraire
Martial Verdier, directeur de la publication de la revue TK-21
Christian Vincent, collectif alsace des luttes paysannes et citoyennes
Wilfrid Winieski, SNPDEN-UNSA
Thierry Zehnder, syndicaliste
Source: Les Soulèvements de la Terre