gaming30 jeux vidéos antifas créés lors de la NoPasajam !

Lors de la NoPasajam !, une game jam en ligne, ouverte à toutes et tous, plus d’une centaine de participant·es se sont rassemblé·es en petites équipes : pendant sept jours, chaque équipe a imaginé et produit un jeu abordant l’antifascisme. Les soirs, des tables rondes ont permis d’analyser des jeux, des fictions, des luttes avec un œil engagé et de débattre en direct sur internet. Tous ces jeux peuvent être joués en ligne ou sur PC.

Les 34 jeux créés attestent d’une grande diversité. Beaucoup sont des jeux vidéos, autant 3D que 2D, certains sont des histoires narratives, d’autres des jeux d’exploration ou des jeux de combat. Certaines équipes ont préféré s’exprimer via des jeux de rôle ou des jeux de plateau.
Chacun·e a choisi un support et un angle librement pour dépeindre sa vision personnelle de l’antifascisme.

Certain·es ont pris le pari de l’humour pour sensibiliser. Des collections de mini-jeux permettent de découvrir des astuces pour manifester en sécurité, des tests sont proposés pour deviner le pourcentage de fascisme de personnages connus, tandis que des simulations proposent de participer à des battles d’aura.
D’autres jeux ont été réalisés avec un ton sérieux et réaliste. Certains jeux vont détailler les programmes ou les actions du RN ou de LFI, dans une démarche d’information. D’autres jeux vont ridiculiser le cadrage médiatique, qui pour certains médias, se focalise sur les violences, en incarnant des photographes ou des éditeurs de journaux soumis au contrôle, à la censure, à l’autocensure. Plusieurs jeux exposent l’écart entre les fortunes des milliardaires et les salaires des travailleur·euses pour souligner l’injustice et combattre l’idée du mérite des élites.
Certain·es vont proposer aux joueur·euses de s’exprimer, à la bombe de peinture dans une ville 3D ou en suivant l’évolution des outils de dessin pour les faire réfléchir aux dernières innovations de l’IA et à ses impacts catastrophiques sur la créativité, l’économie et l’environnement.
Ce format de création et d’échanges engagés est nouveau. Des passionné·es, amateur·ices et professionnel·les sans expérience préalable dans l’organisation d’événements, mais qui rêvaient de cette initiative, ont décidé de ne plus attendre.
Tout était encore à inventer début août, quand le projet s’est véritablement lancé. Il a fallu créer de nouveaux réseaux sociaux, des sites internet, des visuels et des communiqués pour arriver à un rassemblement le plus large possible.
C’est un franc succès pour cette première. À quand une nouvelle édition ?